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VDN : « Wim Delvoye frappe à la porte du ciel (…) »

Dans un article signé J-F Guybert pour la page "Temps Libre" de la Voix du Nord de ce 12 novembre 2010 à propos de la nouvelle exposition de Wim Delvoye à Bruxelles, est évoqué le Discobolos dont l'exemplaire unique est installé à Roubaix, commandé par vos serviteurs via les Nouveaux Commanditaires avec Art Connexion. Vous pouvez retrouver nos interviews sur l'onglet Wim Delvoye, et rejoindre le groupe de soutien de cette premiere oeuvre d'art contemporain publique commandée par des habitants de Roubaix réunis via le Comité de quartier de l'Hommelet.

Voir l'article original.

ARTS VISUELS
Wim Delvoye frappe à la porte du ciel au palais des Beaux-Arts de Bruxelles

Le gothique revisité par le sulfureux Wim Delvoye a pris ses quartiers d’automne au palais des Beaux-Arts de Bruxelles, où l’artiste flamand présente ses dernières créations sous le titre « Knockin’on Heaven’s Door ».

PAR J-F. GUYBERT
douai@lavoixdunord.fr PHOTO REPRO « LA VOIX »
Des artistes belges contemporains, le Flamand Wim Delvoye est sans doute celui qui a poussé le plus loin la provocation. D’abord en inventant Cloaca, « la machine à caca ». Puis en tatouant des cochons Walt Disney (dont il reprend d’ailleurs la calligraphie pour signer ses oeuvres) ; des cochons aux motifs d’une célèbre marque de bagages de luxe, des cochons avec des portraits du Christ… On lui doit aussi, en radiographie, des chemins de croix, avec des rats. Mais Wim Delvoye peint aussi des lions des Flandres sur des outils de chantier, des motifs de Delft sur des bonbonnes de gaz !
Enfin, n’oublions son éminent travail sur le gothique, qu’il a revisité. Wim Delvoye a ainsi conçu des bulldozers en fines dentelles de mécano soudé, des chapelles, et des tours du même métal.
Et s’il n’expose pas à Bruxelles les plus dérangeantes de ses créations, on y retrouve cependant un excellent aperçu de son travail, toujours débordant d’imagination.
Comme, par exemple, ces pièces métalliques ressemblant de loin à d’énormes morceaux de barbelés, et composées en fait de crucifix soudés les uns aux autres, puis enroulés en double spirale.
Une évocation de la couronne d’épines du Christ ? Pas vraiment, assure l’intéressé, qui dit avoir été inspiré par les filaments d’ADN !
Le gothique est, lui, notamment représenté par une superbe chapelle, modèle réduit d’une cathédrale de métal, inspirée des plus belles d’Europe, et qu’il rêve de voir ériger un jour, en grand.
Et en attendant, qui sait, de l’exposer au Louvre, il en profite pour allonger d’un étage la tour qu’il avait déjà présentée à Venise, ainsi qu’au musée Rodin, à Paris. Elle trône, arrogante, sur le toit du lieu, pointée vers l’azur, comme une fusée, à deux pas du palais royal.
De Wim Delvoye on admirera aussi ses bronzes polis, versions revisitées de Daphné et Chloé, magnifiquement torsadés et finalement proches du Discobolos installé depuis juin dans le quartier de l’Hommelet, à Roubaix.
Et comme le lieu présente en même temps une autre exposition consacrée à un grand du Moyen Âge, Lucas Cranach, l’artiste a aussi confronté quelques-unes de ses pièces avec celles de son glorieux aîné. Mais ils n’ont visiblement pas la même manière d’aller frapper à la porte du ciel.

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