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La BD et les arts-graphiques : entre passion et obstacles

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2–3 minutes

Les 2 et 3 mai derniers à Roubaix, le 19è salon de la BD et des arts-graphiques a eu lieu. L’occasion pour les auteur(e)s et dessinateur(trice)s de se faire connaître et toucher de potentiels nouveaux publics malgré les obstacles liés au secteur de l’édition et de la création.

40 albums réalisés, 25 salons par an, 30 ans de refus éditoriaux, et pourtant Renaud Eusebe continue de dessiner. Au 19è salon de la BD et des arts-graphique de Roubaix, Renaud est un des auteurs-dessinateurs qui persévèrent dans leur domaine. « Au départ, j’avais trouvé des partenaires au scénario. Maintenant, je fais des albums tout seul, texte et dessin, publiés depuis 16 ans en autoédition (…) Il y a eu plein de choses qui n’ont pas abouti, parce que les éditeurs ne nous soutenaient pas. »

Renaud Eusebe sur son stand

Le travail de Renaud Eusebe reflète bien la réalité du monde de l’édition : créer relève de la persévérance.

Pour faire face à ces obstacles, d’autres artistes développent des alternatives, en se lançant dans l’autoédition, comme nous confie Kuralya « C’est pas comme ça qu’on gagne des mille et des cents mais en tout cas ça trouve son public petit à petit », ou encore en lançant une boutique en ligne et une campagne Ulule.

La fille du feu, tome 3.5 du manga créé par Kuralya

Pour la jeune génération, comme Noé, venue ici pour représenter son Ecole d’Art et ses travaux personnels, l’incertitude professionnelle se fait ressentir. « J’aimerais bien me diriger vers le design graphique parce que c’est déjà un peu plus sécurisant au niveau métier »

Mais ce salon est aussi l’occasion pour cette jeune génération de se faire connaître. « J’ai voulu me faire plaisir pour le dernier salon que je pouvais faire et aussi trouver des personnes qui sont dans le même fan base que moi et juste ça rassemble et ça me fait plaisir. »

Stand de Noé Berry

La création se heurte aussi à l’IA, avis d’une famille de visiteurs : « Le problème, c’est qu’on est dans une mauvaise époque, où l’artiste, il est au second plan, à cause de l’IA ». Malgré tout, ce remplacement des artistes par les nouvelles technologies ne se fait pas ressentir au salon de Roubaix, « puisqu’il y a pas mal d’artistes physiques qui sont là et on les voit faire. Faut voir avec les années, l’évolution. Si plus tard, il y a des écrans à la place. »

Dans la salle Watremez à Roubaix ce week-end, on n’exposait donc pas seulement des BD, mais des parcours, des doutes, de la ténacité, et surtout une envie intacte de créer.


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