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#1187 La Dita Rosa, impératrice de Roubaix : « Faire rayonner la communauté LGBT dans la ville »

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Perruques volumineuses, inspirations des années 40 et 50, humour décapant et engagement revendiqué : à Roubaix, difficile aujourd’hui de passer à côté de La Dita Rosa. Derrière ce personnage haut en couleur se cache Donovan, qui s’est imposé en quelques années comme l’une des figures les plus visibles de la scène drag roubaisienne.

Rencontrée dans le cadre d’une interview pour annoncer la 2nde édition de la Marche des Fiertés de Roubaix, le samedi 6 juin 2026, La Dita Rosa revient sur son parcours, son engagement et ses projets pour la ville.

Deux ans de drag et un an d’engagement à Roubaix

L’aventure a commencé il y a tout juste deux ans à Lille, lors de scènes ouvertes. Puis, progressivement, le personnage s’est développé à Roubaix où Donovan s’investit désormais pleinement dans la vie locale et dans la communauté LGBT.

« Je me présente comme étant l’impératrice de Roubaix », explique-t-il avec humour, rappelant qu’ils ne sont aujourd’hui que quelques artistes drag clairement identifiés dans la ville. Depuis septembre, il anime également son propre blind test et multiplie les événements culturels.

Une drag queen inspirée des années 40 et 50

L’univers de La Dita Rosa est immédiatement reconnaissable. Son esthétique puise dans la mode des années 40 et 50, avec un goût assumé pour les grosses perruques et les personnages extravagants.

Elle se décrit elle-même comme une sorte de « psychologue de comptoir », capable d’écouter les confidences de chacun dans une ambiance festive et décalée. Un personnage libre, sans limites, qui lui permet d’explorer toutes les facettes de sa personnalité.

« Le drag est un espace de liberté »

Pour Donovan, le drag représente avant tout la liberté.

Liberté d’être soi-même, de s’exprimer, de prendre la parole et d’occuper l’espace public. Une démarche qui dépasse largement le simple spectacle.

C’est notamment en découvrant l’émission Drag Race et en assistant à des spectacles qu’il a eu envie de franchir le pas. « Si elles le font, pourquoi moi je ne pourrais pas le faire ? », s’est-il alors demandé avant de se lancer à son tour.

Un engagement politique assumé

La Dita Rosa revendique également un engagement politique fort.

Selon elle, son personnage est davantage politisé que Donovan lui-même. Elle participe régulièrement à des événements publics en drag afin de rendre visibles les personnes et les communautés qui, selon elle, sont encore trop souvent invisibilisées.

Cette présence passe aussi par les réseaux sociaux, où elle défend la visibilité LGBT et intervient régulièrement sur les sujets de société qui la concernent.

Les difficultés du métier

Derrière les paillettes se cachent aussi des réalités moins glamour.

Le coût financier constitue l’un des principaux obstacles évoqués par l’artiste : maquillage, costumes, perruques, déplacements et sécurité représentent des dépenses importantes.

Elle cite également la montée de l’extrême droite comme une préoccupation majeure pour les artistes drag et les personnes LGBT. Malgré cela, les critiques et commentaires négatifs sont perçus comme une occasion d’échanger, d’expliquer et de sensibiliser davantage le public.

Un collectif drag à Roubaix dans le viseur

Parmi ses projets, La Dita Rosa rêve de créer sa propre association et de constituer un collectif d’artistes drag roubaisiens.

L’objectif : développer la scène locale, proposer davantage d’événements et convaincre de nouveaux établissements d’accueillir la communauté LGBT.

Aujourd’hui, les initiatives existent déjà, notamment autour des Trois Tricoteurs, mais l’ambition est clairement d’élargir l’offre culturelle et festive dans la ville.

La Pride de Roubaix, une fierté locale

Impossible d’évoquer La Dita Rosa sans parler de la Marche des Fiertés de Roubaix.

Très impliquée dans son développement, elle estime avoir contribué à faire émerger l’idée dès les premières discussions avec la municipalité. La première édition a rassemblé plusieurs centaines de participants et s’est déroulée sans incident majeur.

Pour l’édition 2026, désormais portée par l’association Les Césarines, elle espère une mobilisation encore plus importante.

Pour elle, les Prides restent profondément politiques : elles sont un moyen de défendre des droits, de rendre visibles les personnes concernées et de faire entendre des voix parfois marginalisées.

« Il est temps qu’on se fasse entendre », conclut-elle.

Retrouvez la Dita Rosa sur son instagram : https://www.instagram.com/laditapourlesintimes/


Pride de Roubaix – 2e édition : samedi 6 juin 2026
Village associatif de 14h30 à 17h30 salle Pierre Motte à la Maison des Associations de Roubaix 
Cortège à partir de 17h30 place de la liberté
Organisée par l’association Les Césarines


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