#1174 MUNICIPALES 2026 : Alexandre GARCIN
Dans le cadre de notre série d’entretiens consacrée aux municipales de 2026 à Roubaix, nous avons reçu Alexandre Garcin, candidat de « Roubaix Ensemble ». L’entretien permet de mieux cerner la ligne qu’il veut incarner dans cette campagne : celle d’une continuité assumée avec la majorité municipale sortante, mais avec la volonté d’imprimer sa propre méthode et sa propre vision pour la ville.
Dès les premières minutes, Alexandre Garcin revient sur son parcours professionnel et son engagement citoyen. Ce passage n’est pas anodin. Il cherche à installer une image de sérieux, de compétence et de connaissance des rouages locaux. Dans cette campagne roubaisienne, où plusieurs candidats veulent apparaître comme proches du terrain, lui se positionne plutôt comme un homme de gestion, déjà engagé dans l’action municipale et prêt à prolonger un travail commencé.
Son entrée en politique, puis sa place dans la majorité municipale, éclairent le cœur de sa candidature. Alexandre Garcin ne se présente pas comme un outsider venu dénoncer le système de l’extérieur. Il assume au contraire une part d’héritage. C’est là sa force, mais aussi son pari : convaincre les Roubaisiens que l’expérience acquise dans l’équipe sortante peut être un atout, sans donner l’impression de simplement reproduire ce qui existe déjà.
Une partie importante de l’entretien est consacrée à la transition écologique et aux projets déjà menés. Voirie, mobilités, circulation, réduction des accidents, transformation de certains espaces : Alexandre Garcin insiste sur des réalisations concrètes. Son discours repose clairement sur une logique de bilan. Il ne part pas de zéro. Il rappelle ce qui a été engagé, ce qui a changé dans l’espace public, et ce qui, selon lui, mérite d’être poursuivi. C’est une manière de dire aux habitants : la ville bouge, parfois lentement, parfois imparfaitement, mais elle avance.
Ce choix du bilan est politiquement cohérent. À Roubaix, beaucoup de candidats parlent de rupture. Alexandre Garcin, lui, semble miser davantage sur l’idée de consolidation. Cela suppose une autre rhétorique : moins de dénonciation, plus de continuité ; moins de promesses spectaculaires, plus de prolongement de chantiers déjà ouverts. Reste à savoir si cette posture correspond à l’attente d’une population souvent fatiguée par les discours politiques et en demande de résultats visibles.
Quand il parle de sa vision globale de la ville en tant que maire, un point ressort nettement : il ne veut pas réduire Roubaix à ses difficultés. Bien sûr, les problèmes sont là, massifs, parfois anciens, parfois aggravés. Mais il cherche à tenir ensemble deux récits : celui d’une ville confrontée à de lourds défis, et celui d’une ville capable de se transformer. Ce refus de noircir totalement le tableau s’inscrit dans une ligne déjà connue dans la majorité municipale : défendre l’idée que Roubaix ne doit pas être enfermée dans une image de ville sinistrée, même si ses fragilités restent immenses.
L’un des passages les plus sensibles concerne la jeunesse et le décrochage. À Roubaix, ce sujet touche au cœur du réel. Derrière le mot “jeunesse”, il y a les questions d’école, de formation, d’orientation, de désœuvrement, de confiance en soi, mais aussi de lien social et d’horizon. Alexandre Garcin en parle comme d’un enjeu majeur. On comprend que, pour lui, la ville doit mieux accompagner, mieux prévenir, mieux raccrocher celles et ceux qui se sentent déjà sortis du jeu avant même d’y être entrés.
La sécurité, la propreté et le cadre de vie arrivent ensuite comme un bloc central de la campagne. Là encore, il ne s’agit pas de sujets secondaires. À Roubaix, ce sont des thèmes décisifs, parce qu’ils structurent le rapport quotidien des habitants à leur ville. Une rue sale, un sentiment d’insécurité, un cadre urbain dégradé, ce n’est pas seulement une question d’image. C’est une question de dignité, de confiance, de rapport à l’action publique. Alexandre Garcin cherche manifestement à montrer qu’il prend ces préoccupations au sérieux et qu’il entend les traiter sans détour.
L’éducation, le sport et la culture forment un autre pan important de son discours. Ce triptyque mérite qu’on s’y arrête, car il dit quelque chose de sa vision municipale. Là où certains candidats mettent l’accent presque exclusivement sur les urgences sociales ou sécuritaires, Alexandre Garcin rappelle qu’une ville se joue aussi dans ce qu’elle transmet, dans les équipements qu’elle entretient, dans les pratiques qu’elle encourage, dans les espaces qu’elle ouvre aux habitants. En creux, il défend une idée assez classique mais solide : une ville ne tient pas seulement par la gestion des problèmes, elle tient aussi par ce qu’elle rend possible.
Dans la dernière partie de l’entretien, lorsqu’il aborde l’avenir de Roubaix, on sent se dessiner une candidature de projection. Alexandre Garcin veut apparaître comme celui qui peut tenir la barre dans une ville complexe, fragile, souvent caricaturée, mais pleine aussi de ressources. Son enjeu, désormais, sera de convaincre qu’il ne représente pas seulement la suite logique d’une équipe, mais une véritable incarnation politique capable de donner un nouvel élan.
C’est probablement là que se jouera une part essentielle de cette campagne. Car à Roubaix, la question n’est pas seulement de savoir qui connaît les dossiers. Elle est aussi de savoir qui peut encore susciter de l’adhésion, redonner de la confiance et parler à une population marquée par l’abstention, la précarité et une forme de lassitude démocratique. Le bilan peut rassurer. Il ne suffit pas toujours à mobiliser.
Avec cette interview, Alexandre Garcin pose en tout cas les bases de son offre politique : celle d’un candidat qui revendique l’expérience, la connaissance des dossiers et une transformation progressive de la ville plutôt qu’une rupture frontale. Aux électeurs roubaisiens de dire, dans les mois qui viennent, si cette ligne leur paraît crédible, suffisante, ou au contraire trop liée à un cycle politique dont certains voudraient tourner la page.
Retrouve l’interview complète d’Alexandre Garcin sur la chaîne YouTube LeBlog2Roubaix, dans notre série consacrée aux municipales de Roubaix 2026.
La série d’interviews « Municipales Roubaix 2026 » se poursuit sur LeBlog2Roubaix avec d’autres candidats afin de permettre un débat démocratique ouvert et accessible à tous.
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