Quand la parole devient une arme dans « 12 hommes en colère » au Colisée de Roubaix.
Un meurtre, une salle, 12 jurys, voici ce que vous réserve la fameuse pièce de théâtre de Reginald Rose, « 12 hommes en colère », publiée en 1954. Très célèbre pour la tension qui règne tout au long de la pièce, elle a été ensuite adaptée, en France, par André Obey en 1958 et Francis Lombrail en 2017. Vous connaissez sûrement le film de Sydney Lumet de 1957, mais ce n’est pas de lui que je vais parler, car l’adaptation au cinéma est légèrement différente de la pièce de théâtre.
Ce mardi 13 janvier, l’adaptation la plus récente, avec le metteur en scène Charles Tordjman, a été jouée au Colisée de Roubaix. J’ai donc assisté à la pièce et j’ai été captivée du début à la fin.
L’histoire est simple : un jeune adolescent de 16 ans est accusé d’avoir tué son père, selon deux témoins, et 12 jurys doivent voter unanimement coupable ou non coupable. Mais le jury n°7 est le seul à voter non coupable, car il doute de la culpabilité du jeune homme. Alors plus l’intrigue avance, plus des incohérences vont mener les jurys à changer leurs votes, le tout dans une tension palpable par tous, acteurs et spectateurs.
La chose qui m’a toujours fasciné dans le théâtre, c’est la capacité des comédiens à réciter leur texte sans erreurs ou pauses, à l’inverse des acteurs. Mais dans cette pièce, c’est encore plus impressionnant car il y a peu de bruits, pas de musique, et surtout, aucun changement de scène. Alors durant 1H20, on assiste à un huis clos qui mélange des arguments concrets, des reconstitution du crime, des retournements de vestes et surtout, des jurys aux tempéraments différent, ce qui conduit parfois à des disputes.
Alors je tiens à applaudir ces comédiens géniaux, en espérant les retrouver prochainement au Colisée. J’espère que vous aussi, chers lecteurs, aurez un jour l’occasion de voir cette performance au théâtre.

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