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#1009 ROUBAIX : un « POGNON DE DINGUE » pour les non-roubaisiens ! (et interview de Yoan MIOT)

1995-2012 : La stratégie de "ville créative" expliquée aux habitants des quartiers populaires

Suite à mon billet d’humeur sur les dépots d’ordure clandestins, j’ai eu diverses réactions dont certains qui prétendent que les roubaisiens s’en fichent de tout, du respect de la propreté, du code de la route, etc. Mais d’ou peut venir cette fracture, entre ceux qui respectent et ceux qui semblent avoir renoncé à tout devoir ? Qu’est-ce qui pousse les gens à ne plus respecter l’espace public roubaisien ?

La vidéo ci-dessus en question est une interview de Yoan MIOT, géographe, qui a écrit un chapitre du livre « L’Economie Créative », vidéo qu’on pensait avoir publiée à l’époque, tournée à un colloque lors des 40 ans de la Politique de la Ville. Attention, vous ne verrez plus la ville comme avant après avoir lu cet article (et ces ouvrages que nous vous citons plus bas).

Tout d’abord, oubliez ce que vous savez d’une ville.

Jadis, on en avait une image d’Epinal de ce qu’était une ville, son clocher, sa mairie, ses petits oiseaux qui chantent, le bal populaire, où naitre, grandir, évoluer, fonder une famille, vivre heureux etc… Ca c’était avant. Oubliez Sims City et le Monopoly édition Little Pony, ce qui suit ne vouos fera pas sourrire forcément.

Aujourd’hui, une ville est une entreprise de services, agressive, compétitive, concurrentielle, limite carnassière, qui cherche à gagner des habitants-clients voire à en piquer aux autres villes ! Et parfois même, elle veut … vous remplacer !

Ça vous choque ? Attendez de lire la suite.

Le bouquin en référence dans la vidéo parle de l’économie créative. Kézako ? Eh bien, sachez qu’on ne dit plus riche ni famille aisée ni classe moyenne supérieure, on dit « ménage créatif« , « néo-bourgeois », ou encore « cadre bohème » qui sont, en gros, les fils ou petits fils des patrons d’industrie qui ont fermé les usines il y a quelques années (en virant des milliers de Roubaisiens sur le carreau, pour s’enrichir d’avantage, c’est toujours utile à rappeler).

Cette classe créative est décrite par un certain Richard Florida comme étant des gens à fort pouvoir d’achat, éduqués, mobiles, connectés, tolérants (vis-à-vis des minorités) et surtout urbaines. Toute ville moderne, qui veut évoluer et gagner, se doit de les attirer, comme la Silicon Valley ou Berlin ou Barcelone… sinon elles se font prendre le marché : ils iront ailleurs ! (au passage, après avoir pondu ça, le gars fait payer ses conseils aux villes sur « comment faire venir les classes créatives », rémunéré 40000 $ pour chaque conférence — ce type a du génie).

On ne dit plus gentrification, on dit « stratégie de ville créative ».

La gentrification, mot qui ne figure jamais sur aucun programme électoral — tout au plus au programme du PRU –, est un processus, une technique (tout de suite les gros mots, me direz-vous) pour remplacer les pauvres par des riches. Belleville, Montreuil, Lille Moulin…

Cette fameuse stratégie, c’est mettre en place des atouts pour attirer ses gens qui exercent essentiellement des métiers autour de la culture, de l’art (à condition que ça soit marchand), de la connaissance, du savoir, etc : journalistes, acteurs, concepteurs de jeux videos, profs d’université, publicitaires, avocats, etc etc… La ville créative, selon ses prédicateurs, est un modèle de développement, une sorte de label visant à attirer les investisseurs. Et c’est pour certains le seul modèle envisageable d’avenir post-industriel ; ça ou mourir.

On trouve ces « cadres bohèmes », comme le dit Guilluy, « les gagnants de la mondialisation« , spécifiquement dans les grandes métropoles du monde et en France, dans les grandes villes comme Lille (qui n’est qu’à 10 minutes en voiture) ou à Paris (qu’à 1h, via le tégévé).

Et Roubaix va adopter une « stratégie de ville créative » pour attirer les ménages créatifs de Lille et de Paris, notamment. Et donc entre 1995 et 2012, on va « investir » dans le culturel, en finançant des structures (musées, école de danse, organismes de réflexion, de recherche….), faire venir des écoles du supérieur (image en mouvement, marketing, mode, design…) tout en « qualifiant » les anciennes usines comme patrimoine qu’il va devenir le comble du chic d’habiter. Et se met alors en place une politique de lofts à disposition de ces ménages créatifs. « Roubaix, c’est géniâaal, des lofts à moins de 800K€ ! » se disent-ils, d’un air suffisant des gens qui ont tout.

En vérité, il s’agit de ré-embourgeoiser Roubaix (ok, c’est pas dit comme ça…) c’est-à-dire ramener les riches et les classes intermédiaires, qui ont déserté la ville à différents moments : démolitions de quartier, créations de ville nouvelle voisine, etc. Pourquoi les riches ? Bah, ils ont du pouvoir d’achat, ils se tiennent bien, ont du pouvoir d’achat, sont propres sur eux, ont du pouvoir d’achat, bien éduqués, etc…

Il faut en même temps changer d’image de marque car une ville avec ses grands patrons qui délocalisent et créent des milliers de chômeurs, ça n’est pas très « attirant ».

Rappelons aussi que, pendant les années 80, Roubaix avait fait l’objet d’au moins deux documentaires sur de la grande pauvreté, autour de quelques familles suivies. A l’époque des 3 chaines de télé publique, l’impact avait été énorme : dans La Ville des Leaders (ancienne signature de Roubaix) on ne parlait que de ça en centre-ville… Des pompiers de Nice avait même acheminé un camion plein de riz jusqu’ à Roubaix (denrée envoyée dans les pays du Tiers Monde habituellement) ! Les mecs avaient fait la route depuis le sud pour secourir les Roubaisiens !
De mémoire, ils s’étaient fait rembarrés en arrivant en mairie et pour cause !

Bref, disons qu’on s’est pris avant tout le monde la question de l’image de marque territoriale !

Et fin 90 donc, on va faire venir des assos lilloises à Roubaix qu’on va largement financer (parce que c’est connu, les Roubaisiens ça ne sait rien faire —  c’est bien entendu ironique, d’ailleurs plus récemment, des prestataires de Grenoble et de Paris sont venus nous expliquer ce qu’est la démocratie participative, à nous, une des villes fondatrices de ces pratiques depuis quarante ans !). Bref, ça profite des ressources roubaisiennes… ah ah.

Seront mis en avant les expositions, les programmations culturelles, communications ad hoc sur Lille, dans la gare Paris Nord, tout en amenant les écoles sup’ car oui, on veut aussi être une ville de la connaissance et de l’innovation (un des enjeux primordial évoqués dans la littérature sur la ville créative — mais disons-le aussi, il y avait peu d’enseignement supérieur au début des 80’s pour les jeunes Roubaisiens qui, du coup, quittaient la ville, et il était nécessaire d’en réimplanter — ca avait commencé un peu avant, avec l’IUT C, l’ESAAT, Sup de Création — qui se souvient de Sup de Cré, jadis Grand Place ? En terme de prestige, c’était l’Edhec de l’époque, avec 4 par 3 partout en ville. Culture, savoir, innovation, les ménages créatifs disent « on adoreeeeuh » !

C’est maintenant connu : ces importantes structures culturelles sont fréquentés à 74% et 82% par des métropolitains non-roubaisiens (certaines structures financées à 100% par Roubaix). Une petite élite bourgeoise s’y retrouve régulièrement, cultivant l’entre-soi, réseautant joyeusement, et jouissant de chaque moment loin de la plèbe roubaisienne, aux frais du bon contribuable absent, ou pas, de ces cocktails z’onéreux comme dirait l’autre. 

En France, 69% des cadres supérieurs fréquentent les musées, alors que chez les ouvriers, ils ne sont que 20%.
Quid des 46% de Roubaisiens qui sont sous le seuil de pauvreté ? Ne parlez pas de démocratisation culturelle parce que, bon, vous savez…

Parallèlement à cette arrivée de culture ciblée CSP++, la culture populaire, elle, elle a un peu disparu (allumoirs, ducasses, concert de rap, ahah… voir notre article Roubaix, c’était mieux avant). Etonnant, non ? Cachez ce rap qu’on ne saurait entendre….

Dites-vous que ça n’est qu’en 2012 qu’on a revu une foire aux manèges à Roubaix, des concerts « populaires » grand place, et des animations dans les quartiers !

Les grandes écoles innovantes et créatives comptent 10000 étudiants sur Roubaix (sur 150 000 en métropole lilloise). Mais comme l’INSEE le dit, 6-8% des Roubaisiens accèdent à bac + 2. En France, les enfants d’ouvrier sont que 12% à accéder au doctorat. Quid des enfants des 46% ?

Et 90% des étudiants venus d’ailleurs quittent la ville de Roubaix après leurs études. Tu parles d’une bonne affaire !

Quant aux 800 lofts créés (on est ravi pour leurs promoteurs, au passage, les gars se font fait des clawis en or massif), 70% n’habitaient pas Roubaix avant, donc vous me direz que le Grand Remplacement par les Riches, ça marche ..? Sauf qu’en vrai, ils ne souhaitaient pas spécialement y habiter mais comme c’était moins cher, ils ont cédé…. (ça, c’est le 2e bouquin cité en exergue plus bas qui le raconte).

Et surtout, ils détestent Roubaix : font leurs achats en péri-urbain (V2, Carrefour Wasquehal..), ne mettant parfois littéralement pas le pied sur le sol roubaisien (la distance du parking résidentialisé à chez soi, ça ne compte pas).

La mixité, c’est bien sur un rooftop à L.A. en sirotant un jus bio

Pire, si le cadre créatif est tolérant vis-à-vis des minorités, il éprouve un rejet fort de la population roubaisienne, ne consommant pas à Roubaix (sauf… vous l’avez deviné : les lieux culturels), contournant la carte scolaire et évitant tout contact avec ces.. autochtones qui, lit-on entre les lignes, le dégoutent un peu !

Bah oui, les étrangers, c’est bien quand on les rencontre en backpaper à Coachella, sur un rooftop à L.A. en sirotant un jus de fruit organic, ou en rave au Burning Man !) mais pas dans nos parcs publics. Pas si chics que ça, au fond…

D’ailleurs, signe des temps, dans cette ville rêvée créative, les mots à la mode de la mondialisation apparaissent ça et là à Roubaix : tiers-lieu, fablab, bio, design, makers, clusters, hybride, vintage, hype, récup, Brooklyn, startupers. A quand une AMAP, un Monop, un Starbuck à Roubaix … ? (non, je rigole pour le Starbuck, de grâce, pas de ça…)

Si on fait le récap’ :

Pendant ces 20 ans-là (1995-2012), à Roubaix, on a mis des moyens conséquent d’argent public destiné aux plus aisés, une minorité restreinte « aux capitaux particulièrement élevés » dixit Yann MIOT, pour les attirer dans notre ville et faire mixité. En faire « des sauveurs« . Alors que c’est au fond, les 44% de gens sous le seuil de pauvreté à Roubaix qui auraient du être destinataires prioritaires d’une politique de culture populaire et de lien social, via la Politique de la Ville dont on reproche qu’elle oublia souvent l’humain. On a fait venir des étudiants qui viennent d’ailleurs puis repartent (et parlent mal de Roubaix comme on l’écrivait là) et on a laissé en partie périr les assos de jeunesse, comités des fêtes, etc

On opposera bien sur, et avec raison, qu’il y a eu de nombreux investissements, réhabilitations, constructions de logements sociaux, réfections de places publiques, etc.  et que sans ces choix, la ville serait peut-être encore plus ghettoisée… Qui sait ?!

Quel impact ces vingt années où se sont affichés au premier plan, un langage, des codes, des signes, des marqueurs culturels et sociaux, un idéal tellement différent de la réalité des habitants des quartiers, dans l’inconscient collectif roubaisien ? sur le « vivre ensemble » ? le faire société et sur le fait de se sentir pleinement habitant la ville ? Pourquoi a-t-on rêvé précipitamment à une ville culturelle élitiste plutôt qu’à une ville populaire propre et sécurisée, de bon sens ? N’y avait-t-il pas le risque de créer d’avantage de fracture sociale en privilégiant les déjà privilégiés ?

Le vrai Roubaix que les lofteurs « transplantés » ne supportent pas ?

Comment alors s’étonner d’attitudes comme le manque de respect pour la propreté (qu’on constate ici), le mépris total du code de la route, des cortèges de mariages anarchiques et dangereux , des liesses avec feux de voiture et dégradations, durant les coupes du monde étrangères qui, au fond — et je ne suis pas ravi de l’écrire — apparaissent aujourd’hui comme les plus importants (en nombre de participants et en bordel créé) moments de fête populaire, collectives, partagées, là où jadis, il y avait des soirées, cabarets, des fêtes de quartier…

Photo la Voix du Nord

Par ce résumé, cette fiche de lecture, je ne cherche ni à excuser les comportements ni à victimiser les auteurs de ces incivilités. Bien au contraire, j’enrage d’assister chaque jour au constat d’une ville devenue décharge à ciel ouvert, que les gens ne respectent plus, et au fond, ne se respectent plus eux-même. N’est-ce pas en partie la conséquence de cette stratégie de ville créative sur ces deux décennies ?

Quoiqu’il en soit, le chemin pour redevenir une ville normale, même s’il est amorcé déjà depuis ces dernières années, risque d’être particulièrement long…

Les faits de cet articles sont à retrouver dans ces ouvrages :

L’économie créative et ses territoires : enjeux et débats (2015, Presses universitaires de Rennes, Christiane Liefooghe)
Lille, métropole créative ? Nouveaux liens, nouveaux lieux, nouveaux territoires (2016, Presse Universitaire du Septentrion, Christiane Liefooghe)
Roubaix Horizon 2030 Ville Fertile (Michel David, 2016) pdf
Le Crépuscule de la France (Christophe Guilluy, 2016)
– l’INSEE Roubaix

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4 Comments on #1009 ROUBAIX : un « POGNON DE DINGUE » pour les non-roubaisiens ! (et interview de Yoan MIOT)

  1. Muylaert // 7 septembre 2020 à 09:44 //

    Pas faux tout ça. Mais il faut creuser un peu plus et regarder la réalité en face. Pas de faux semblants, et surtout être roubaisien pour voir ces « choses ».

  2. Francescoli // 7 septembre 2020 à 12:24 //

    Salut juste à traverser la ville en voiture c’est un calvaires….

  3. Clitandre // 7 septembre 2020 à 17:59 //

    Très bon article. On aimerait plus de développement surtout sur la question de la propreté et des prestataires de la ville. Je vis à roubaix, j’y ai commencé par mes études. Au quotidien la « mixité » dont tu parles elle n’existe pas. Pas seulement de la part des gens « riches » et des hypster mais aussi et avant tout de l’immense majorité maghrébine de la ville qui se communautarise et se sanctuarise dans quasi tout les quartiers de la ville. Et en ce sens il est vrai que je trouve assez marrant de voir le politiquement t correct et la bien pensance des classes moyennes qui jouent le jeux du gauchisme basique : si tu en parles alors tu es raciste. Ils n’en pensent pas moins ou alors ils ont des moyens qui leur permettent d’échapper à la réalité brutale de cette ville. En fait j’ai l’impression qu’à la fin je partirai d’ici absolument convaincu que le « grand remplacement » n’est as un mythe et que la cohabitation c’est peut être acceptable mais que la communion avec un groupe c’est largement mieux. Biz

  4. Clitandre // 7 septembre 2020 à 18:45 //

    De plus concernant la politique de la ville j’invite tout le monde à aller voir les aménagements et la qualité de vie dans un quartier tel que Pile à roubaix. Ils ont absolument tout les services à dispo, les bâtiments sont refaits, il y a des parcs, des aménagements vegetalisés, des zones de jeux pour les enfants et même un jardin potager collectif sans parler des crèches flambant neuves qui feraient pâlir d’envie les plus bobos des parisiens (sans compter les primes de la caf, les abonnements au transports gratuits ect ect…) La politique de la ville n’a pas créer de la mixité mais elle a créer des enclaves pas si mal que ça sachant qu’un petit toubab comme moi peut bien aller se faire cuire un œuf pour espérer avoir un logement à loyer modéré et que finalement je vis dans de plus mauvaises conditions et n’ai pas, loin s’en faut, les mêmes avantages… Et oui ça fait mal à entendre pour les bien pensants mais on vous a vu les gars, arrêtez de prendre les gens pour des canards sauvages. Rien qu’à l’allure de votre intervenant on voit toute la duplicité de ce système et les grands mots et concepts fumeux qu’ils sortent de leur chapeau magique. Quelle blague. En attendant j’ai reçu une lettre d’info de la caf qui fait la pub pour la colocation. Je savais pas si je devais en rire ou en pleurer car c’est ce qu’on nous promet, vivre comme au temps de L’URSS, dans des appart partagés, je parle des pauvres gens comme moi, car bientôt nous n’auront même plus la possibilité de nous payer un logement décent. Les loyers à roubaix c’est 500 euros en coloc et il fait être étudiant comme ça ton proprio paye pas d’impôts sur ta tête. Donc quand t’es plus étudiant ça devient compliqué si t’as pas 1500 par mois et pour les faire ici avec un boulot légal faut avoir de l’ambition. Mais la caf nous dit que c’est « génial » et si « moderne ». D’ailleurs des locations de ce type il y en a de plus en plus depuis le déconfinrment, la sous location aussi. A 38 piges je pensais pas assister à ma mort sociale et économique programmé sur l’autel du progressisme affairiste et la prédation de gens à peine plus riches que moi mais qui n’ont plus que l’immobilier pour se payer des vacances sur le dos des esclaves et des pauvres. Parfois je me dis que moi aussi je devrais avoir mon petit business de drogue, ça me ferait grave de l’oseille et je pourrais rouler en Mercedes. Le pire c’est que finalement je m’en fous de ça. Tout ce qu’on demande c’est du respect et de la concideration. Combien d’enfants d’ouvriers qui aujourd’hui ont 60 ans et qui te racontent leurs folles années de jeunesse à roubaix avec une larme d’émotion au coin de l’oeil. C’était un chouette ville apparemment. Maintenant on a des universitaires de 30 ans, qui ressemblent à des…. Molles, qui viennent te noyer le poisson pour mieux t’arnaquer conceptuellement au final. Respectez vos aînés, respectez vos frères en pauvreté, respectez votre communauté et arrêtez de croire que le monde est un grand rbnb seulement là pour votre petit plaisir. Surtout arrêtez de chercher à cacher ce que tout le monde voit, votre égoïsme et votre soif de fric.

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